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Communiqué de presse du PS Suisse
31 août 2026
Financement de la politique : le PLR et l’UDC continuent de dissimuler l’origine des fonds provenant des groupes de lobby
Trois ans après l’entrée en vigueur de la loi sur la transparence, une chose reste vraie : l’identité de ceux qui financent la vie politique dans ce pays n’est que partiellement connue. C’est ce que confirment également les chiffres relatifs au financement des partis publiés aujourd’hui par le Contrôle fédéral des finances (CDF). Des fonds continuent d’affluer vers les partis bourgeois par l’intermédiaire de fondations proches des partis et d’associations, sans que le public ne connaisse l’identité des donateurs — alors que cette pratique est illicite, selon le CDF. Le PS Suisse reste quant à lui le seul grand parti à être financé par ses membres et d’innombrables petit-es donatrices et donateurs.
L’initiative pour la transparence du PS a eu un impact certain : depuis trois ans, il est de notoriété publique que les banques et les compagnies d’assurance comptent parmi les principaux bailleurs de fonds des partis bourgeois — ce que ceux-ci avaient nié pendant des décennies. « Mais cela ne suffit pas. Les partis bourgeois continuent de dissimuler l’identité de ceux qui financent leur politique », déclare Cédric Wermuth, co-président du PS.L’UDC dispose par exemple de 720 000 francs de la « Fondation pour la politique bourgeoise ». Le PLR, quant à lui, a pu compter sur 400 000 francs, offert par le « Comité d’action pour la liberté ». À cela s’ajoutent les nombreux mandats, discrètement rémunérés, exercés par des parlementaires, qui n’apparaissent dans aucun compte de parti. Les grands groupes et les associations de lobbying continuent d’exercer une influence considérable sur la politique, sans que le public n’en connaisse la véritable ampleur. Et ce, bien que le CDF ait clairement indiqué que cette pratique est illicite. Le PS examine les mesures possibles pour lutter contre le non-respect de ces règles.Au sein du PS, l’argent provient des membres et des petit-es donatrices et donateurs, avec une moyenne de 78 francs par don. « Lorsque près de 28 500 personnes font un don et que nous comptons plus de 35 000 membres, c’est une marque de confiance envers notre travail. Et un mandat : pour plus de pouvoir d’achat, pour l’égalité, pour la protection du climat », déclare Cédric Wermuth. Le PS mène également de grandes campagnes référendaires par ses propres moyens, sans les confier à des associations professionnelles ni à des comités spécialement créés à cet effet.Pour le PS, une chose est claire : l’ensemble des flux financiers, des rémunérations de mandats et des fonds provenant de fondations doit être intégralement divulgué. Le PS salue à cet égard le travail du CDF, qui a récemment mis en évidence des lacunes considérables dans la publication des informations par le PLR : dans la liste des actrices et acteurs politiques ayant fait l’objet d’un contrôle matériel, le Contrôle fédéral des finances note que les libéraux-radicaux n’ont pas déclaré des dons s’élevant à plus de 3 millions de francs. Le PS appelle les partis bourgeois à respecter les règles de transparence. C’est la seule façon d’empêcher que l’avenir de notre démocratie ne soit décidé en secret.
« Les partis bourgeois continuent de dissimuler l’identité de celles et ceux qui financent leur politique. »Cédric Wermuth
co-président du PS Suisse
conseiller national (AG)
Tom Cassee, secrétaire général
079 755 21 24Elisa Jeanneret, responsable de projets médias
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